La politique mise en rap par Kalsandag

Un dimanche après-midi comme les autres à Ouagadougou. Enfin presque : dans un centre d’hébergement tenu par des soeurs, trois jeunes lycéens engagés, rappeurs de leur état, s’en donnent à coeur joie sur les dérives de la politique au Burkina. Un morceau unique à lire et écouter.



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Mesdames et messieurs, voici Omarik, Eugène et Daniel du jeune mais non moins talentueux groupe Kalsandag !
Politiques
extrait des paroles écrites par Kalsandag


Depuis le cataclysme qu’a connu l’accès au trône
La Royauté cède au pouvoir politique
Qui malgré dans des Etats de droits
D’innombrables crimes politiques ont vu le jour
A travers le monde entier

Il y a trop de châtiments sur cette terre
Avec la société féodale
De nombreuses guerres
Tribales
Scandale !!!
Ont été fatales
L’Etat fédéral
Armé de vandales
A fait couler le sang
Sang noir répandu
Bras valides vendus
Qui sont ces individus...

... Sanguinaires ?
Mes remords sur l’homme Thom Sank
Cet absent
Les absents
Qu’étaient innocents
D’un coup sous les bombes
Feu !!!
Sous ces flammes
Ses âmes s’en vont dans le vent
Sans signe d’alarme
Mes larmes coulent, mes larmes coulent

Des coups de feu passent
S’imposent
Posent les bombes
Explose !!!
L’humanité s’explose
Abus de pouvoir
Des devoirs de corruption
Pas de sanction section pouvoir
Dans la rage
Depuis son jeune âge
Dans les actions
Comme des sauvages
Nous ravage
Sans partage
Une société mal à l’aise
Issue de mauvaises conditions
Un balaise pêtard
Evolue
En tohu bohu absolu

Des dirigeants aisément dans le mouvement
Résolution de leurs « blêmepro » aux « méesar »
Pas d’action pacifique
C’est bizarre ?!
Bouche bée !!!
Pas de liberté d’expression
Oh !, ma tête qui s’éteint !
C’était dans leur feu
Le jeu de feu de crétin
Leurs armes qui craquent
Leurs colts qui brillent
Sale révolte pour ces meurtriers
Le changement ?
Drôle d’Etat de droit
Cliquent ces flics de ma République
Un constat de passifs
Un attentat pour un attentat
Des coups d’Etat de chefs d’Etat
Quel sale état de vivre !
Je suis pas libre et je perds l’équilibre
Trop d’innocents à l’au-delà
Un tralalala
Pas de liberté
C’est sans pitié


Refrain
The man is dead
Who had no liberty of expression is dead
Homme fort de loi pour la joie is dead





Avec le free-style de Daniel Evoda, Eugène Campaoré dit CDES, Omarik Konvelbo.



- Pour écouter un extrait de Politiques (format MP3 - 4,8 Mo) -> télécharger




Ouagadougou - Burkina Faso, le 22 août 2004





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